04 May Méditation pratique : Quelle durée pour une meditation profitable?

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Pratiquer la meditation n’est pas choses aisée, surtout pour les débutants. Rester  immobile, à la façon des moines zen, des heures durant, pose un problème d’organisation de ses activités quotidiennes, de capacité à rester immobile sans bouger et sans douleur, enfin de capacité au lâcher-prise sans que l’esprit ne s’évade définitivement vers un sommeil profond ou vers une excitation réactionnelle intense. Alors que faire lorsque l’on a peu de temps, ou que la tendance est au surmenage ?

Le premier principe est de se ménager le temps qui convient le mieux à son tempérament, et à son expérience de méditant : un débutant ne médite pas comme un pratiquant de longue date.  Cependant, on peut être débutant et vivre des séances de méditation extrêmement profitables et bénéfiques pour le corps comme pour le mental. Il n ‘y a pas de solution catégorique, ni de performance à accomplir. C’est une démarche d’apaisement et de bien-être vis à vis de soi-même qui se vit pleinement intérieurement.

Le deuxième principe est la régularité et la persévérance pour que l’organisme puisse ressentir les résultats de la pratique méditative. Enfin, comme toute activité qui impose une pratique sérieuse et régulière, c’est avec le temps et la patience que la capacité de méditer plus longtemps viendra progressivement.

Ainsi, il est préférable de méditer un peu chaque jour, (10 minutes par jour constituent déjà une excellente pratique), plutôt que longtemps rarement. Telle une activité sportive dans laquelle le corps va progressivement adapter son implication physique et physiologique à l’effort demandé, avec des périodes de récupération nécessaires de plus en plus courtes dans le temps, la méditation fonctionne sur le même tempo. C’est ainsi que se construit ou se consolide cette fameuse « neuroplasticité », concept très tendance aujourd’hui. Reconstruire les connexions neuronales avec une pratique de 10 mn quotidienne permet  de casser les systèmes-réflexes de la pensée, les automatismes, et d’élaborer d’autres chemins de construction mentale, favorisant ce lâcher-prise recherché, et cette capacité de distanciation vis à vis des émotions et d’agressions de la vie quotidienne. L’apaisement surgit ainsi d’un apprentissage doux, progressif, mais régulier de cette exercice proposé à l’esprit. Le corps suit l’évolution. Les fourmillement des membres inférieurs, si familiers aux méditants débutants, finissent par se fondre dans l’oubli d’une pratique posée et tranquille. Au contraire, s’imposer une méditation longue peut conduire à une impatience, une lassitude, une évasion peu propice  à un retour dans son soi intérieur, laissant pour la séance suivante, une arrière pensée de fatigue ou d’effort trop important à produire, et de ce fait,  un effet de retrait et d’abandon regrettable.

La modération, la patience sont encore de mise. Ne pas oublier que la méditation n’est pas une compétition. On peut en partager l’esprit, la bienveillance, et créer un égrégore avec soi-même comme avec d’autres méditants, mais elle n’est en aucun cas un challenge compétitif avec des performances à atteindre.

Bonne méditation et Shine out !